Cannabis au volant, une conduite à risque

On sait tous que le cannabis est une drogue et que sa consommation régulière entraîne de nombreux risques. Il n’en est pas le moindre en matière de conduite. En plus des dangers corporels qu’il provoque au volant, le fumeur risque aussi de lourdes amendes. En effet, la loi française prohibe fortement l’usage du cannabis au volant.

La législation sur la consommation de cannabis au volant

La première législation sur le cannabis remonte en 1976. Conscients de ses dangers sur le corps, les législateurs ont voté une loi sur la répression de l’usage de celui-ci. Cependant, vers le début du XXIe siècle, des chercheurs ont démontré l’existence de plusieurs vertus dans le cannabis. Depuis, la consommation de cette drogue s’est multipliée par deux. Pour y remédier, les législateurs ont décidé d’amoindrir les sanctions concernant l’usage de cannabis, en une simple amende. Cependant, quelques circonstances aggravantes peuvent entraîner l’emprisonnement, comme la récidive ou la prise de cannabis au volant. Dans ce dernier cas, la loi reste impitoyable.

Selon l’article L 235-1 du Code de la route, l’usage, même simple du cannabis au volant est passible de lourdes sanctions. Les punitions peuvent aller d’une amende de 4 500 euros, jusqu’à un emprisonnement de 2 ans. La sanction est même plus intensifiée lorsque le conducteur est sous l’emprise à la fois de cannabis et d’alcool. Dans ce cas, l’amende s’élève à 9 000 euros, avec un emprisonnement de 3 ans et la confiscation du permis de conduire.

Contrairement à l’alcool, la présence de THC dans le corps est intolérable, même si ce n’est que quelques gouttes. Désormais, le contrôle se fait régulièrement et par l’intermédiaire d’un dépistage. Il existe notamment 3 sortes de dépistage : le test salivaire, le prélèvement de sang et le test d’urine.

Les dangers entraînés par le cannabis au volant

Si le cannabis est dangereux pour la santé, les effets sont encore plus graves au volant. En effet, la consommation de cannabis au volant peut entraîner des retards de réflexes. Le conducteur aura du mal à contrôler sa voiture en cas d’obstacles. Il pourra même causer un énorme accident. D’ailleurs, ce retard d’agissement va durer environ 10 à 12 heures.

Le cannabis provoque également des dysfonctionnements au niveau du cerveau. En route, le drogué peut sentir de fortes maux de tête, il peut aussi faire des hallucinations, ce qui le pousse à divaguer sa trajectoire.

S’ajoutant à cela, le délinquant peut à tout moment faire un « bad trip ». Il va beaucoup vomir, il ressentira une forte chaleur et se sentira mal dans sa peau. Il peut même dormir en conduisant, puisque le cannabis est aussi un somnifère très puissant.

Enfin, le cannabis favorise la montée de l’angoisse, de la panique et de la dépression. Le conducteur pourrait donc faire une crise à tout moment. Il perdra le contrôle de sa voiture, et ne saura plus comment réagir face à un problème. Il pourrait même tomber dans l’euphorie, ce qui va accentuer le risque d’accident.

Les bons réflexes à adopter pendant la conduite

Si possible, il est préférable de ne pas prendre de cannabis au volant, et même plusieurs heures avant. Les effets du cannabis peuvent être tardifs. Ainsi, même si vous le prenez plusieurs heures avant la conduite, il pourrait toujours causer de graves risques.

L’entourage a aussi un rôle majeur dans la lutte contre le cannabis au volant. Il faut empêcher le fumeur de prendre le volant. De même, lorsqu’on trouve une personne en détresse sur la route, il faut obligatoirement l’emmener à l’hôpital. Il ne faut jamais oublier que le cannabis est une drogue mortelle. En cas d’absence de traitement, il pourrait causer la mort de son consommateur.

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